Ce site n'est pas un exposé de thèses diverses de charlatans, c'est un espace destiné à ceux qui s'intéressent aux choses inexplicables.

La religion

Selon Albert ELLIS, la religion est une pensée irrationnelle. Elle est censée traduire un moindre équilibre psychologique, mais les expériences empiriques prouveraient au contraire qu’il existe une relation positive entre la religion et la santé mentale.

La philosophie de la connaissance

Ne pas se fier à la perception

GALILÉE, très renommé professeur ayant permis d'enrichir la République de Venise avec à ses nombreux brevets, observe grâce à la lunette télescopique ce que le moine polonais avait seulement déduit. H. ARENDT explique à ce moment qu'on se rend compte que le sensible n'est qu'un leurre, alors qu'ARISTOTE expliquait que "la nature, c'est ce qui se voit".

Le recours au doute

Avec GALILÉE puis DESCARTES, l'humanité apprend qu'elle détient un pouvoir quasiment divin, celui de rendre le sensible intelligible, comme le rappel l’auteur du site http://www.oshte.com/. La science part à la conquête de la nature et du monde. Elle doit beaucoup à DESCARTES selon H. ARENDT, car il est le premier penseur de "l'école du soupçon" (philosophie moderne selon NIETZSCHE). Le doute radical de DESCARTES puise son principe dans cette défiance à l'égard du sensible. Le doute cartésien est hyperbolique car il se veut excessif et qu'il fait de l'excès même une épreuve, l'épreuve que la pensée impose à la sensation. La pensée ne trouve qu'elle-même, mais simultanément sa force.

Kant : la connaissance ne peut être que subjective

La philosophie de la connaissance, que KANT nomme révolution copernicienne se résume ainsi. L'objet ne peut être déterminé grâce à une connaissance empirique mais à partir d'une connaissance rationnelle. La réflexion de KANT doit beaucoup à l'empirisme anglais, en même temps qu'elle propose des analyses radicalement opposées. D. HUME ("Traité de la nature humaine", 18ème) démontre que la croyance en la causalité vient seulement de l'expérience et de l'habitude, et donc le caractère subjectif du jugement de causalité. Mais HUME, comme LOCKE (1690) et les empiristes, estime que tout jugement ne saurait dériver que de l'expérience.

KANT retient l'idée du rôle fondamental joué par le sujet dans la perception de la chaîne causale qui relie pour nous les phénomènes. KANT distingue aussi les jugements analytiques, qui ne peuvent être formulés indépendamment de toute expérience, des jugements synthétiques, qui permettent d'ajouter quelque chose au concept du sujet.

Pour KANT, il n'y a de connaissance que subjective. Cette crise de l'objectivité apparaît comme l'élément moteur des progrès spectaculaires réalisés par la science dès le 16ème s. Les physiciens de la Renaissance constatent l'insuffisance de la simple observation. On ne peut rester passif devant la nature, il faut recourir à l'expérimentation. Le progrès des sciences physiques est montré avec l'expérience de TORRICELLI, physicien qui part d'une expérimentation qu'il rend intelligible au moyen d'une formule mathématique puis revient au sensible pour vérifier l'adéquation du rationnel au réel. Ceci n'est pas sans rappeler l'allégorie de la caverne de PLATON dans "la République". Le prisonnier se délivre et découvre les choses telles qu'elles sont et non l'ombre projetée de leurs formes simulées. Il doit retourner dans la caverne pour dévoiler la vérité, rendre le sensible intelligible.